Le passé embrasse le présent

Article publié le 16 juillet 2012

Passage devant la mairie, explication sur son blason et sur sa deviseˆ : " On lâche rien ". La blague est lancée. à€ nouveau, le passé embrasse le présent. à€ moins qu’il ne le morde. Un bref arrêt devant un bildstock , ces calvaires à la mode germanique et l’on rencontre deux lavandières au bord de la Fensch. Elles partagent leurs états d’âme, leurs souvenirs d’une rivière dont l’eau était " sale, sale. Remplie de poussière de fer. " La plus jeune est une idéaliste qui rêve de femmes au Conseil municipal, qui imagine que chaque foyer serait équipé d’un lavoir privé. " Des fois, je me demande comment sera Florange dans cent, deux cent ans. " " On dit Floerchingen, la reprend sa voisine. Cela fait trente ans que nous sommes annexés, on ne va pas nous faire changer de pays tous les dix ans. " Et la rêveuse de reprendreˆ : " Un jour, on fabriquera les plus grandes usines. Même d’Inde on viendra nous voir.ˆ"

Par Justine DEMADE PELLORCE ¢ Journaliste de la Semaine

Extrait de l’article paru le21 juin dans l’hebdomadaire La Semaine n° 377 à Metz

Photos : Marcel COLLOT et Gérard FLAMME